Article écrit par Angèle Gallet, CAUE 34 I màj 17.06.2026
Une exposition, 5 CAUE
L’exposition Quand la rue prend racine, présentée au CAUE de l’Hérault du 16 avril au 19 juin 2026, a mis à l’honneur le travail des CAUE de l’Hérault, de la Gironde, de la Charente, de l’Aveyron et de la Sarthe. Elle a permis d’explorer le sujet de la végétalisation des rues, et plus particulièrement celui des « frontages », ces espaces d’interface situés entre le domaine public de la rue et le domaine privé de nos habitations.
Et si nous rendions ces espaces plus vivants ? Et si nous, habitants, décidions de nous les approprier, d’en faire des vecteurs de liens sociaux ? Et si les plantes nous en offraient la possibilité ?
Ces questionnements et les pistes de réflexion et d’action qu’ils ouvrent sont au cœur du message que le CAUE de l’Hérault a souhaité partager avec les 450 visiteurs de l’exposition. Le succès de cette dernière et des événements qui l’ont accompagnée confirme l’intérêt grandissant des citoyens pour les enjeux de végétalisation et de nature en ville.
En effet, l’exposition a été ponctuée d’une riche programmation à destination de tous les publics (grand public, scolaires, élus et professionnels) et s’est inscrite dans plusieurs temps forts nationaux, tels que les 48h de l’agriculture urbaine, la Fête de la Nature et les Rendez-vous aux jardins.

7 temps de visite et de médiation de l’exposition à destination des scolaires
En lien direct avec l’exposition, le CAUE a accueilli plus de 130 élèves, de la maternelle au BTS. Rallye photo à la découverte des plantes de la cour du CAUE, expériences autour de l’importance de la perméabilité des sols, création de maquettes de rues végétalisées et visite de l’exposition : chacun a pu s’interroger à l’égard du rôle du végétal et de la place qui lui est accordée dans l’espace urbain.


5 rendez-vous permettant la découverte de lieux et de démarches inspirantes
Les différentes visites et rencontres réalisées au cours de ce séjour ont offert de nombreuses occasions d’explorer des initiatives liées à la végétalisation urbaine. Qu’il s’agisse des actions menées par l’association Mare Nostrum dans le quartier Méditerranée, de la découverte de la pépinière « Juste une graine » et du collectif Les Pépinières du Bartàs, d’une balade à vélo à Villeneuve-lès-Maguelone, d’un parcours à travers les jardins de Montpellier ou encore de la présentation d’espaces publics végétalisés et désimperméabilisés à Vic-la-Gardiole, chacune de ces expériences a permis d’aborder concrètement les enjeux et les pratiques de renaturation en ville.

Des ateliers pour passer à l’action
2 ateliers de fabrication de bombes à graines
Cette fois-ci, c’est les mains dans la terre que nous proposons aux participants d’aborder la question de la nature en ville. Les bombes à graines, à la fois ludiques et à l’origine un acte militant, sont de petites boules composées de terre argileuse et de terreau. Elles permettent d’ensemencer des terrains difficiles, comme peuvent l’être en ville les bords de routes, les trottoirs, le pied des arbres ou les terrains vagues.

Un "atelier jardin"
Kutch, calque et crayon à la main, les participants ont endossé le rôle de paysagistes le temps d’une matinée pour imaginer, étape par étape, un aménagement favorable au vivant et adapté aux usages de leur jardin.
Un temps de rencontre et de partage avec un expert
Durant l’événement "Paroles d'experts n°42", Alan Vergnes, chercheur au Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive de Montpellier, s’appuyant sur la thèse de Louise Eydoux portant sur le suivi de la biodiversité des sols post-désimperméabilisation, a mis en évidence la façon dont les sols vivants favorisent le retour d’une biodiversité riche et fonctionnelle au cœur des villes.
Un album participatif
Cet album participatif a eu vocation à rassembler des initiatives menées dans l’Hérault autour de la végétalisation des pieds de façade. Il les met en partage, dans l’idée qu’elles puissent inspirer et faire émerger de nouvelles plantations ailleurs, dans d’autres rues, d’autres villes...

Et encore…
L’exposition arrive à son terme pour laisser place à la suivante, consacrée à la sobriété foncière. Elle a permis de semer des graines, mais l’aventure ne s’arrête pas là.
Le CAUE de l’Hérault poursuit son action d’accompagnement et de conseil en faveur d’un cadre de vie plus durable, en portant une attention particulière à la présence du végétal dans nos rues et nos espaces de vie.
À chacun désormais de faire germer ces idées et de contribuer, à son échelle, à des espaces plus accueillants, vivants et résilients.