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Entre Baïse et Arrats, le Pays d’Auch est placé
au coeur de l’éventail gascon. Il s’étend
dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour
de la ville d’Auch et de l'axe de la vallée du Gers.
Par sa position centrale, le pays reçoit une multitude
d’influences de ses pays voisins : Astarac, Ténarèze,
Savès Toulousain et Lomagne Gersoise semblent s’y
être donné rendez-vous pour composer un véritable
petit concentré des paysages gersois.
C’est la diffusion de la ville dans son arrière-pays
qui confère au Pays toute son unité. Le Pays d’Auch
présente cette caractéristique unique dans le département
d’être à la fois agricole et urbain. Pronfondément
marqué par le présence de la Préfecture,
le Pays d’Auch reste aussi un bon terroir agricole dont
la mise en valeur est très ancienne. Il supporte une agriculture
encore très active (la SAU représente 74% du territoire).
Les paysages agraires sont largement influencés par les
terroirs alentours. Aux confins de l’Astarac, l’élevage
est plus présent alors que les grandes cultures dominent
aux confins de la Lomagne et du Savès toulousain. A la
pointe de la Ténarèze, c’est la vigne qui
retient l’attention. Elle est ici relictuelle du vignoble
de Haut-Armagnac.
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Auch, ville au coeur des champs avec l'habitat
qui s'égraine et gagne les hauteurs.
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Le calcaire domine toutefois et confère aussi au Pays
d’Auch “le charme des vieilles pierres" à
l’image de l’ensemble monumental de la chathédrale,
mais aussi des belles bâtisses traditionnelles dispersées
sur le territoire, ou encore de ce chapelet de villages perchés
construits sur les bancs pierreux.
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Particularité indiscutablement unique du Pays, son
relief. Il est plus tourmenté qu’ailleurs,
et surtout relativement plus élevé. Il constitue
un ensemble désordonné de hauteurs et de vallonnements,
aux pentes marquées (atteignant 20%). De part et
d’autre de la vallée du Gers, de nombreux cours
d’eau secondaires, naissants (Auloue, Loustère,
Aulouste) ou confluants (Cédon, Sousson, Talouch),
ont chacun creusé leur vallée, modelant coteaux
et collines et conférant ainsi au Pays son relief
“en creux”. Ces petites vallées conservent
un profil bocager avec de nombreuses haies, même si
les terres de fond de vallée sont aujourd’hui
reconverties en peupleraies ou grandes cultures irriguées.
Ces vallées mettent également à jour
les buttes calcaires caractéristiques du Pays d’Auch
qui affleurent au niveau des nombreux ressauts. Ces bancs
sont généralement coiffés par une végétation
caractéristique d’essences calcicoles aux allures
typiques de “bouzigues“ et “garrigues“
ou de boisements : le cantero, littéralement “chantelle
de Chênes noir“.
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Seule ville du département, peuplée d’environ
23000 habitants, Auch est aussi le plus important centre
économique. Sa situation de carrefour a concouru,
depuis toujours, à son développement. La ville
reste toutefois cantonnée à la vallée
du Gers et ses coteaux, et elle ne déborde que timidement
dans les petites vallées avoisinantes. Depuis les
hauteurs de l’escalier monumental, on perçoit
nettement les champs cultivés alentours.
Aujourd’hui Auch, devenue un des “satellites”
de l’agglomération toulousaine, poursuit sa
croissance. Ici, les paysages urbains d’habitat collectif,
de zones industrielles et zones d’activités
se sont plus fortement développés. Surtout,
l'urbanisation se généralise à toute
la couronne des villages environnants et touche plus particulièrement
les coteaux, les collines recherchés pour leurs points
de vue sur la chaîne pyrénéenne.
C’est dans la vallée du Gers et sur ses coteaux,
que le phénomène est le plus important, du
fait de la rapidité d’accès à
la ville par la RN 21. Mais il gagne aussi ce chapelet de
villages perchés autour d’Auch, bâtis
sur des bancs calcaires (Jegun, Lavardens, Ordan Larroque,
Biran). Tous ces villages, bastides et surtout castelnaux,
présentent un fort intérêt paysager
et rendent d’autant plus sensible la question de l’organisation
de ce développement.
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