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L’Astarac est le plus vaste ensemble paysager gersois et
peut-être le plus homogène. Il couvre tout le Sud
du département soit près d’un quart de sa
superficie. C’est la Gascogne originelle, là où
une grande majorité des pays gersois prennent racines ;
à la base de l’éventail gascon, au pied du
plateau de Lannemezan d’où sont issues les principales
rivières gasconnes.
C’est le pays des vallées dissymétriques,
avec notamment ses paysages identitaires des Serres, ourlets boisés
continus, ponctués de prairies. Ils semblent venir directement
de la barrière pyrénéenne toute proche au
Sud et ils se succèdent d’Est en Ouest à l’horizon
soulignant le cloisonnement des vallées : la Gimone, l’Arrats,
le Gers, les Baïses et le Bouès.
La répétitivité du relief et du paysage est
cependant loin d’être synonyme de monotonie. L’Astarac
reste avant tout un pachtwork de lieux et de milieux, de couleurs
et de teintes des plus variés liés justement à
la polyculture, mélange subtil de champs, de prairies,
de bois. Chaque vallée montre un visage différent,
possède sa propre personnalité tant et si bien qu’on
pourrait aisément distinguer un Astarac Nord et un Astarac
Sud, un Astarac oriental et un Astarac occidental.
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Vue aérienne sur la succession des
vallées dissymétriques d'Est en Ouest.
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La présence régulière, quoiqu’intermittente,
de la chaîne pyrénéenne dans le paysage rappelle
l’origine géologique de ce terroir. L’Astarac
est le pays de la mollasse, cette terre issue de l’érosion
de Pyrénées. C’est un terroir aux reliefs
et aux sols contraignants, le plus accidenté, qui impose
toujours une agriculture à dominante polycole.
Du fait des contraintes du relief, des pentes et des sols, les
parcelles restent cantonnées à l’intérieur
du vallon et ne débordent que rarement sur plusieurs vallons
successifs comme on peut l’observer dans les terroirs plus
fertiles. Dans cette valorisation des terres difficiles, la forêt
et l’élevage jouent un rôle fondamental. L’Astarac
est la seconde région forestière du Gers (15% du
territoire) et la principale terre d’élevage (26%
de la SAU).
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La déprise agricole et le déclin de l’élevage
marquent aujourd’hui profondément ce territoire
avec notamment l’enfrichement des coteaux secs, ces
paysages de friches, de landes ou de garrigues si caractéristiques.
La nature s’affirme de plus en plus dans de nombreux
espaces solitaires et sauvages.
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La molasse confère également leurs couleurs
particulières aux maisons d’argile et aux nombreux,
et pourtant discrets, patrimoines bâtis en grès
de ce secteur : chapelles, salles fortes, bastides et castelnaux…
dont restent quelques indélébiles traces de
fortifications.
Pourtant les bourgs et villages agglomérés
sont rares, et on compte plutôt une multitude de petits
villages sans forme urbaine, ces « villages églises
» ou « villages hameaux » typiques que
l’on rencontre souvent sur les limites entre serre
et boubée.
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En fait, l’Astarac n’a pas de réelle capitale,
il est partagé entre les influences auscitaines au Nord
et Tarbaises au Sud-Ouest, qui lui assurent aujourd’hui
une certaine stabilité démographique.
L’organisation du territoire reste marquée par le
cloisonnement des vallées, chacune compte son petit centre
urbain et les principales routes suivent les axes Sud-Nord des
rivières.
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